â ïž Le Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS) a confirmĂ©, quâĂ partir d’un serveur mal sĂ©curisĂ©, un tĂ©lĂ©chargement non autorisĂ© a concernĂ© des fichiers contenant des donnĂ©es personnelles de milliers dâanciens agents recrutĂ©s avant 2007 â> noms, adresses, dates de naissance, numĂ©ros de sĂ©curitĂ© sociale et RIB ont Ă©tĂ© exposĂ©s.
đ Le serveur a Ă©tĂ© isolĂ© aprĂšs dĂ©tection, la CNIL et lâANSSI – Agence nationale de la sĂ©curitĂ© des systĂšmes d’information ont Ă©tĂ© alertĂ©es. Une plainte a Ă©tĂ© dĂ©posĂ©e et des recommandations ont Ă©tĂ© Ă©mises (vĂ©rification sur haveibeenpwned, surveillance des comptes, alerte bancaire)
đ En plus du volume ou du type de donnĂ©es, ces informations sensibles restaient accessibles aprĂšs presque deux dĂ©cennies, sans justification mĂ©tier claire. Cela pose la question centrale de lâadĂ©quation entre les pratiques de conservation des donnĂ©es et les exigences du RGPD ou des principes de âprivacy by designâ.
đ Dans un contexte oĂč les institutions publiques françaises (MinistĂšre de l’intĂ©rieur, Urssaf Caisse nationale, et maintenant CNRS) deviennent des cibles systĂ©matiques, cet incident rĂ©vĂšle un problĂšme structurel.
En effet, des donnĂ©es anciennes non segmentĂ©es, non correctement archivĂ©es, augmentent inutilement la surface dâattaque, exposant Ă des risques dâusurpation dâidentitĂ©, fraude bancaire et phishing sophistiquĂ©.
đ Leçon clĂ© : Au-delĂ des mesures techniques, nous devons renforcer nos approches organisationnelles : audit rĂ©gulier des rĂ©tentions, segmentation stricte des anciennes donnĂ©es RH et suppression automatique des donnĂ©es non nĂ©cessaires.
đ Source : https://www.cnrs.fr/fr/presse/incident-de-cybersecurite-au-cnrs
